Système politique traditionnel
Société traditionnelle divisée en trois strates : les Bakweri autochtones (propriétaires fonciers à part entière), les non-Bakweri ou descendants d'esclaves (statut intermédiaire), les esclaves (statut inférieur). Les chefs et notables (headmen) au sommet de la hiérarchie avaient autrefois des pouvoirs étendus ; aujourd'hui leur influence est plus symbolique. Les assemblées villageoises, les conseils d'anciens et les sociétés secrètes (Liengu, Maalé, Mbwaya, Nganya) continuent de régler les affaires importantes.
Organisation clanique
Clans et lignages patrilinéaires organisant la parenté, la gestion foncière héréditaire et les rites. L'héritage est patrilinéaire (le fils aîné hérite du ménage et des terres). Sociétés secrètes : Liengu (société liée à l'eau et aux esprits aquatiques), Maalé (Danse de l'Éléphant), Mbwaya, Nganya.
Rôle des lignages
Gestion des terres transmises par héritage patrilinéaire. Les lignages médiatisent les conflits fonciers et maintiennent la mémoire des droits coutumiers sur les terres des pentes du Mont Cameroun, aujourd'hui disputées avec la CDC. La polygamie, traditionnellement pratiquée, est devenue rare en raison de la christianisation.
Autorité religieuse
Figures spirituelles traditionnelles liées à la mer (Liengu), aux esprits des ancêtres et à la forêt. Les devins-guérisseurs (traditional healers) coexistent avec les pasteurs et prêtres chrétiens. L'Eglise baptiste (Baptist Church) et les Eglises évangéliques dominent depuis les années 1970.