Système politique traditionnel
L'autorité suprême est le chef tribal (iKosi ou iNgwenyama), assisté d'un conseil interne (iimphakathi). Les wards (izilindi) sont administrés par des chefs de ward (izinduna). L'unité de base est le homestead (umuzi), dirigé par le chef de famille (umnumzana). Le roi Ndzundza actuel est Mabhoko III (Mbusi Mahlangu, depuis 2006) ; le roi Manala est Makhosoke II (Enoch Mabhena). Les assemblées royales (imbizo) règlent les affaires communautaires.
Organisation clanique
Organisation patrilinéaire en clans (izibongo) partageant un ancêtre paternel commun. La société est divisée entre les deux grandes branches Ndzundza et Manala, elles-mêmes subdivisées en régiments d'initiation (iintanga). Les Ndzundza ont un cycle de 15 noms de régiments, les Manala de 13.
Grades d'âge
Les régiments d'initiation masculine (iintanga) structurent la société. L'initiation masculine (ukuwela) se tient tous les 4 ans environ, regroupant des jeunes d'environ 18 ans sous la supervision des anciens. Les garçons sont circoncis et passent 3 mois en isolement dans la brousse, avant de réintégrer la communauté lors d'une cérémonie.
Rôle des lignages
Les lignages patrilinéaires (izibongo) déterminent l'identité, les droits fonciers et les alliances matrimoniales. Le mariage est exogame (clans différents obligatoires). L'aîné hérite du titre et d'une plus grande part du patrimoine. La femme conserve le nom de clan paternel mais les enfants prennent le clan du père.
Autorité religieuse
Les guérisseurs traditionnels (izangoma) servent d'intermédiaires avec les esprits ancestraux. Syncrétisme entre croyances ancestrales traditionnelles et christianisme (surtout Église évangélique luthérienne, missionnaires berlinois). Les esprits ancestraux peuvent se manifester en rêves ou sous forme de serpents. Les maladies sont traditionnellement attribuées à des forces extérieures (sortilèges).