D'où vient le nom · Famille linguistique

Soudanique central

Le nom soudanique central désigne un groupe de langues parlées en groupes dispersés autour de la lisière nord-est de la forêt équatoriale et jusqu'au Tchad, comme le baguirmi, le moru, le madi, le mangbetu ou le lendu. C'est un nom de savants, formé sur le nom de région Soudan ; on a aussi dit soudanais central. Les sources ne s'accordent pas sur sa place dans un ensemble plus large ; nous les présentons plus bas.

Un nom de savants, formé sur le nom de région Soudan, pour des langues d'Afrique centrale.

Du plus récent au plus ancien

  • Contemporain
  • Colonial
  1. Sens du nom

    Le nom soudanique central est formé sur le nom de région Soudan. François de Medeiros rappelle que ce nom reprend le « pays des Noirs » (bilād al-Sūdān) des auteurs arabes, qui couvre les bassins du Sénégal, du Niger et du Tchad et les pays plus au sud. 

  2. Classification exposée en 1980

    Le nom soudanique central désigne, chez Joseph Greenberg, un groupe de six sous-groupes : le bongo-baguirmi, le kreish, le moru-madi, le mangbetu, le mangbutu-efe et le lendu. 

  3. Usage décrit en 1980

    Le nom soudanais central désigne, pour J. E. G. Sutton, une sous-famille aujourd'hui fragmentée, faite de groupes séparés autour de la lisière nord-est de la forêt équatoriale, dont les Moru-Madi du nord-ouest de l'Ouganda. Il pense que ces langues étaient bien plus répandues dans le bassin du haut Nil et du lac Victoria avant l'arrivée des langues bantoues et lwoo. 

  4. + Voir l’autre récit− replier
    1. 1949-1954

      Le nom soudanique central sert à Joseph Greenberg, dans ses articles de 1949-1950, à nommer une famille à part. En 1954, il la range dans un ensemble macro-soudanique, selon son propre tableau. 

      Personnes citées dans ce récit : Joseph H. Greenberg, a proposé le nom dans sa classification des langues d'Afrique

  5. Origine la plus ancienne connue du nom Soudanique central

    1912

    Le nom soudanique central apparaît par écrit en 1912 chez Diedrich Westermann, qui parle des « Central Sudanic languages », dont le baguirmi, au milieu de sa grande famille soudanaise. Il range pourtant le madi, le moru et le lendu avec les langues nilotiques. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; il ne désignait pas encore exactement le même groupe. 

    Personnes citées dans ce récit : Diedrich Westermann, emploie le nom dans son livre sur le shilluk

  6. D'où vient le nom Soudanique central ? Les sources proposent plusieurs explications, sans que l'une l'emporte.

    Hypothèse 1 · Proposée en 1963, exposée en 1980

    Le nom soudanique central désignerait l'un des deux grands groupes du chari-nil, à côté du soudanique oriental, dans la famille nilo-saharienne, selon Joseph Greenberg. 

    Hypothèse 2 · Position actuelle du catalogue

    Le nom soudanique central désignerait une famille à part, selon les éditeurs du catalogue Glottolog : pour eux, rien de solide ne permet de la rattacher à un ensemble nilo-saharien. 

  7. + Voir l’autre récit− replier
    1. Avant le nom Soudanique central

      1912

      On range alors le madi, le moru, le lendu et des langues voisines dans un « groupe du haut Nil » des langues nilotiques, selon Diedrich Westermann. 

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Soudanique central.

Les sources du nom Soudanique central

Plusieurs sources expliquent l’origine de ce nom. Voici leurs 8 récits, rangés par type de source.

  • Livre ou étude · 1 source
  • Rapport public · 3 sources
  • Archive · 1 source

Ce que nous ne savons pas encore

  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Soudanique central.
  • Aucune trace du nom Soudanique central plus ancienne que 1912 n’est connue du projet.

Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.

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