Le terme « voltaïque » (anglais : « Voltaic ») a été proposé par Maurice Delafosse, administrateur et linguiste colonial français, qui l'emploie dès 1914 pour désigner les langues parlées dans le bassin des branches supérieures du fleuve…
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Le terme « voltaïque » (anglais : « Voltaic ») a été proposé par Maurice Delafosse, administrateur et linguiste colonial français, qui l'emploie dès 1914 pour désigner les langues parlées dans le bassin des branches supérieures du fleuve Volta (Burkina Faso, Ghana). Sigismund Wilhelm Koelle mentionne pour la première fois ces langues sous l'appellation « North-Eastern High Sudan » dans son ouvrage *Polyglotta Africana* (Koelle 1854), correspondant à ce qui sera plus tard classé comme Gur. Le terme « Gur » lui-même a été adopté par les linguistes du XXe siècle, notamment par John T. Bendor-Samuel dans les années 1970 et Gabriel Manessy dans ses travaux sur les langues Oti-Volta (Manessy 1975, 1979), pour remplacer « Voltaic » dans un souci de classification plus cohérente. En français, le nom s'écrit aussi « Gour » (langues gour). Ce nom aurait été forgé dès 1895 par un linguiste allemand, à partir de la première syllabe que l'on entend dans plusieurs noms de peuples voisins (Gourmantché, Gourounsi), d'après une source non vérifiée ; les linguistes du XXe siècle l'ont ensuite repris. Les peuples qui parlent ces langues ne se donnent pas de nom commun : le nom de la famille est celui d'un groupement de linguistes, non celui d'un peuple.
Suivre l'histoire du nom Gur→La page du nom présente ce que disent les sources : qui l'a donné, à qui, quand et pourquoi, en remontant le temps.
- Voltaïque
- Langues voltaïques
- Gour
- Langues gour
- « Voltaïque » est un terme purement géographique imposé par l'administration coloniale, sans consultation des communautés locales.