Maison traditionnelle rendille, nord du Kenya, 2012 — Redemption93, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Deux explications des noms des Rendille racontent des histoires différentes.
Le nom Rendille est interprété comme « porteurs du bâton de Dieu », en référence à un bâton sacré de chef. Le nom somali Rertit, rapproché de Reer Til, « les rejetés », évoquerait plutôt des personnes qui auraient refusé le territoire somali pour rester à Marsabit.
La fiche rapporte aussi une distinction faite en somali entre les Rendille dits asil, ou « vrais » Rendille, et ceux qui parlent samburu. Ce classement exprime le regard de leurs voisins ; il ne permet pas de décider de l’identité des personnes concernées.
PeupleRendille
PaysKenya
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Luo est generique et designe un ensemble de peuples nilotiques de l'ouest (Luo du Nil Blanc en Ouganda, Acholi, Alur, Adhola, Padhola, Shilluk du Soudan du Sud, etc.). Les Luo du Kenya et de Tanzanie se distinguent comme les seuls river-lake Nilotes (Nilotiques de riviere et de lac) du groupe. Il convient de preciser Luo du Kenya ou Dholuo pour eviter la confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation macro-groupe Kx'a est avant tout une categorie linguistique et non un groupe ethnique unifie. Les peuples qui parlent des langues Kx'a n'ont pas de conscience collective commune ni d'organisation politique partagee. La notion de groupe Khoisan, jadis utilisee, est scientifiquement invalide car les trois familles linguistiques concernees (Kx'a, Tuu, Khoe-Kwadi) ne sont pas genealogiquement liees.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : Krachi est une adaptation anglaise, apparue à l'époque coloniale, des noms Krakye ou Kaakye employés par le peuple lui-même. L'usage du nom de la ville Kete-Krachi pour l'ensemble du peuple peut créer une confusion entre le lieu et ses habitants.
Pourquoi ce nom pose problème : Krachi est une adaptation anglaise, apparue à l'époque coloniale, des noms Krakye ou Kaakye employés par le peuple lui-même. L'usage du nom de la ville Kete-Krachi pour l'ensemble du peuple peut créer une confusion entre le lieu et ses habitants.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Kabyle s'impose en français au milieu du XIXe siècle : les militaires, les administrateurs puis les chercheurs français l'emploient pour identifier les régions et les peuples de la nouvelle colonie, selon R. Bellil. Kabylie, le nom de la région, serait en revanche une création française, remarquée dès 1857 selon Patricia Lorcin, citée par Malika Assam.
Pourquoi ce nom pose problème : Les langues dogon constituent une famille independante avec environ 12 langues et 50 sous-dialectes tres divergents, dont beaucoup ne sont pas mutuellement intelligibles. L'unite ethnique Dogon est culturelle et territoriale plutot que strictement linguistique. Le terme Dogon recouvre donc des groupes dont les langues sont aussi eloignees que des langues differentes.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kgalagadi ont ete categorises comme sous-groupe 'inferieur' des Batswana par l'administration coloniale britannique (Bechuanaland), ce qui leur a valu une exclusion du systeme des huit tribus tswana officielles dotees de droits et d'autonomie administrative. Ce classement discriminatoire a influence leur representation politique jusqu'a l'independance du Botswana (1966).
Pourquoi ce nom pose problème : Deux images se sont attachées au nom. Des auteurs européens du XXe siècle ont rangé les Diawambé parmi les « courtiers et tisserands » ou les « tisserands peuls » ; une explication y voit une confusion avec les Maabube, griots des Peuls et souvent tisserands, alors que la tradition d'honneur des Diawambé leur interdit le tissage et les autres métiers d'artisan. D'autre part, la lecture « homme libre parmi les captifs » de Diokoramé, comme des légendes rapportées d'origine humble, rattachent le groupe à une position sociale basse : on ne peut pas dire si ces récits reposent sur une réalité ancienne ou sur une fable née de la rivalité. Un membre du groupe rapporte l'inverse : Diawando évoque pour lui noblesse, dignité et générosité. « Caste » et « métis », mots de cette littérature extérieure, sont des classements posés du dehors.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tonga designe un sous-groupe tumbuka du Malawi (Nyasa Tonga) qui est distinct des Tonga de Zambie et Zimbabwe — confusion frequente dans les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kambata au sens large englobe plusieurs groupes autonomes (Kambata proper, Alaba, Tambaro) qui parlent des dialectes d'une meme langue et sont collectivement designes comme Kambata. Les differences entre ces groupes sont faibles car les peuples sont tres melanges par intermariage.