Vallée rocheuse de Tanoboase, près de Techiman, Ghana — Kelsdark, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Saviez-vous que
Brong est devenu le nom d’une région du Ghana en 1959.
Les personnes concernées se nomment Bono ou Bonofoɔ, interprété comme « les pionniers » ou « les premiers-nés de la terre ». Brong était employé par les Asante et les Gonja pour des populations situées entre les Asante et le Volta. L’administration britannique l’a repris. En Côte d’Ivoire, on rencontre aussi Abron.
En 1959, le Ghana crée la région Brong-Ahafo, qui réunit des peuples d’origines différentes. Environ soixante ans plus tard, elle est divisée en Bono, Bono Est et Ahafo. Le nom Bono apparaît ainsi dans le nom officiel de deux régions.
PeupleBono
PaysGhana
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Koyra Boro Seyo (Koyraboro Senni, groupe de Gao) et Koyra Chiini (groupe de Tombouctou) peut prêter à confusion, les deux étant des dialectes songhaï du Mali mais géographiquement et linguistiquement distincts. Koyraboro Senni est inintelligible aux locuteurs zarma du Niger selon Ethnologue, ce qui souligne la diversité interne du groupe songhay.
Pourquoi ce nom pose problème : Il existe une confusion frequente entre Songhay et Zarma au Niger, certains auteurs les regroupant sous le label Zarma-Songhay. Les Songhay du Niger se distinguent des Zarma par leurs origines historiques (lies directement a Gao et a l'empire Songhay) et par des dialectes differents. L'appellation Songhay Nigerien peut couvrir differents groupes : les Songhay stricto sensu de Tillabery et les Songhaiborai de la Sohance.
Pourquoi ce nom pose problème : L'administration amhara a imposé le nom Kullo après la conquête éthiopienne de 1889. Il reste associé à cette période de domination étrangère. Les différents noms donnés au peuple reflètent les points de vue de ceux qui l'ont nommé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kwararafa designe a la fois le peuple jukun et leur ancien empire, ce qui peut preter a confusion. Le nom Jukun couvre plusieurs groupes dialectaux distincts (Wapa, Wanu, Jiba) qui ne se reconnaissent pas tous sous ce denominateur commun.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kwararafa designe a la fois le peuple jukun et leur ancien empire, ce qui peut preter a confusion. Le nom Jukun couvre plusieurs groupes dialectaux distincts (Wapa, Wanu, Jiba) qui ne se reconnaissent pas tous sous ce denominateur commun.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : La notion d'ethnie Bété est en partie une construction coloniale française, qui a regroupé sous une même étiquette administrative quelque 93 sous-groupes distincts, sans unité politique précoloniale. Après la conquête, des jeunes qui fuient le travail forcé partent travailler vers la Basse-Côte ; les rapports coloniaux de l'époque parlent de « jeunes Bété au tempérament turbulent et instable » qui ne se fixeraient dans aucun emploi, et Dozon y voit les rudiments d'un stéréotype qui s'est attaché au nom. Le nom ne doit pas être confondu avec Mbété (ou Mbede), un peuple bantou du Gabon et du Congo dont la langue relève d'une autre famille : les Bété de Côte d'Ivoire parlent des langues krou.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : Krachi est une adaptation anglaise, apparue à l'époque coloniale, des noms Krakye ou Kaakye employés par le peuple lui-même. L'usage du nom de la ville Kete-Krachi pour l'ensemble du peuple peut créer une confusion entre le lieu et ses habitants.
Pourquoi ce nom pose problème : La pluralite des denominations (We, Guere, Krahn, Wobe) reflete la fragmentation du groupe entre la Cote d'Ivoire et le Liberia, amplifiee par les frontieres coloniales. Les termes Krahn (Liberia) et Guere (CIV) designent en realite le meme peuple, ce qui cree une confusion durable dans la litterature. Le terme Wobe designe un sous-dialecte parfois traite comme une entite separee.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kru designe a la fois le groupe specifique Klao et l'ensemble des peuples de la famille linguistique krou (incluant Bete, Grebo, Dida, etc.), ce qui cree une ambiguite persistante dans la litterature. Les 48 sous-sections du groupe en font une entite composite aux frontieres floues.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Krou désigne à la fois un macro-groupe ethno-culturel et linguistique (famille Krou incluant les Bété, Dida, Wè, Klao, Grebo, Kroumen, Bassa, etc.) et parfois spécifiquement le peuple Klao du Liberia. Cette double acception crée des confusions. De plus, certains peuples inclus dans le groupe linguistique Krou (comme les Dida ou les Bassa) ne se reconnaissent pas nécessairement comme appartenant à une même identité ethnique pan-krou. Trois réalités portent ce nom sans se confondre : la famille de langues (fiche Krou), cet ensemble de peuples, et le peuple klao, dit aussi Kru, dont le nom propre serait à l'origine du mot. Les Kroumen sont les marins krou engagés sur les navires européens : leur nom désigne un métier autant qu'un peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kreda sont souvent subsumés sous l'appellation générique Daza ou Toubou dans les sources, ce qui rend difficile leur identification statistique distincte. La frontière entre Kreda et autres sous-groupes Daza est parfois floue dans la littérature.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kresh se nomment eux-mêmes Gbaya. Ce nom désigne aussi des peuples non apparentés du Cameroun, de la République centrafricaine et du Congo, ce qui peut créer une confusion dans les publications. Les recherches emploient surtout Kresh, un nom donné de l'extérieur, pour ce groupe précis du Bahr el Ghazal occidental.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kresh se nomment eux-mêmes Gbaya. Ce nom désigne aussi des peuples non apparentés du Cameroun, de la République centrafricaine et du Congo, ce qui peut créer une confusion dans les publications. Les recherches emploient surtout Kresh, un nom donné de l'extérieur, pour ce groupe précis du Bahr el Ghazal occidental.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kresh se nomment eux-mêmes Gbaya. Ce nom désigne aussi des peuples non apparentés du Cameroun, de la République centrafricaine et du Congo, ce qui peut créer une confusion dans les publications. Les recherches emploient surtout Kresh, un nom donné de l'extérieur, pour ce groupe précis du Bahr el Ghazal occidental.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : Les deux divisions Manya Krobo et Yilo Krobo sont parfois traitees comme deux groupes distincts alors qu'ils constituent un seul peuple. L'usage colonial des termes Eastern Krobo (Manya) et Western Krobo (Yilo) a cree des confusions administratives.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kru designe a la fois le groupe specifique Klao et l'ensemble des peuples de la famille linguistique krou (incluant Bete, Grebo, Dida, etc.), ce qui cree une ambiguite persistante dans la litterature. Les 48 sous-sections du groupe en font une entite composite aux frontieres floues.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kru designe a la fois le groupe specifique Klao et l'ensemble des peuples de la famille linguistique krou (incluant Bete, Grebo, Dida, etc.), ce qui cree une ambiguite persistante dans la litterature. Les 48 sous-sections du groupe en font une entite composite aux frontieres floues.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kroumen a oscillé entre désignation ethnique et désignation professionnelle : des marins d'origines diverses adoptaient l'identité Kroumen pour bénéficier de la réputation maritime krou. Il peut donc désigner un sous-groupe ethnique précis (populations côtières de Tabou à San Pedro en CIV) ou plus largement tout marin d'origine krou.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Krou désigne à la fois un macro-groupe ethno-culturel et linguistique (famille Krou incluant les Bété, Dida, Wè, Klao, Grebo, Kroumen, Bassa, etc.) et parfois spécifiquement le peuple Klao du Liberia. Cette double acception crée des confusions. De plus, certains peuples inclus dans le groupe linguistique Krou (comme les Dida ou les Bassa) ne se reconnaissent pas nécessairement comme appartenant à une même identité ethnique pan-krou. Trois réalités portent ce nom sans se confondre : la famille de langues (fiche Krou), cet ensemble de peuples, et le peuple klao, dit aussi Kru, dont le nom propre serait à l'origine du mot. Les Kroumen sont les marins krou engagés sur les navires européens : leur nom désigne un métier autant qu'un peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Krou désigne à la fois un macro-groupe ethno-culturel et linguistique (famille Krou incluant les Bété, Dida, Wè, Klao, Grebo, Kroumen, Bassa, etc.) et parfois spécifiquement le peuple Klao du Liberia. Cette double acception crée des confusions. De plus, certains peuples inclus dans le groupe linguistique Krou (comme les Dida ou les Bassa) ne se reconnaissent pas nécessairement comme appartenant à une même identité ethnique pan-krou. Trois réalités portent ce nom sans se confondre : la famille de langues (fiche Krou), cet ensemble de peuples, et le peuple klao, dit aussi Kru, dont le nom propre serait à l'origine du mot. Les Kroumen sont les marins krou engagés sur les navires européens : leur nom désigne un métier autant qu'un peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kru designe a la fois le groupe specifique Klao et l'ensemble des peuples de la famille linguistique krou (incluant Bete, Grebo, Dida, etc.), ce qui cree une ambiguite persistante dans la litterature. Les 48 sous-sections du groupe en font une entite composite aux frontieres floues.
Pourquoi ce nom pose problème : L'administration amhara a imposé le nom Kullo après la conquête éthiopienne de 1889. Il reste associé à cette période de domination étrangère. Les différents noms donnés au peuple reflètent les points de vue de ceux qui l'ont nommé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Podoko/Podokwa designe a la fois un peuple et sa langue (Parkwa, ISO pbi), ce qui cree une confusion dans les sources. La grande variete des orthographes europeennes (Podogo, Podokwo, Parekwa, Parkwa) reflete les difficultes des transcriptions coloniales.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.