Maison de la rua Banana, Cidade Velha, Cap-Vert — Cayambe, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Saviez-vous que
Au Cap-Vert, le sens de crioulo a changé au fil de l’histoire.
En portugais, crioulo désignait d’abord les esclaves africains nés dans les colonies, puis les personnes d’ascendance mixte. Le mot était donc lié aux catégories de la société coloniale.
Au Cap-Vert, son usage s’est étendu à l’ensemble de la population. Il sert à exprimer une identité nationale commune et à nommer la langue parlée dans l’archipel. Le sens actuel ne se limite donc plus à l’ancien statut colonial.
PeupleCap-Verdiens
PaysCap-Vert
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Lwimbi peut etre confondue avec Luimbi ou Luimbe selon les sources. Le groupe est souvent classe dans la categorie ethnographique generique Ganguela utilisee par les Portugais pour de nombreux peuples distincts de l'est angolais. Cette categorisation peut masquer l'identite propre des Lwimbi.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Mano sont souvent confondus avec les Dan/Gio, leurs voisins tres proches linguistiquement et culturellement. Les deux peuples partagent le comte de Nimba (Liberia) et sont parfois regroupes sous l'appellation Mano-Dan ou Yacouba. Voir aussi les fiches Gio et Dan.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shangaan est souvent utilise de facon abusive pour l'ensemble des Tsonga, ce qui est historiquement inexact: les Shangaan ne sont qu'une fraction des Tsonga, liee a l'empire de Gaza de Soshangane (1820s). Cela cree des tensions identitaires, notamment en Afrique du Sud ou des communautes tsonga preexistaient a Gaza et refusent l'etiquette Shangaan. En Mozambique, l'appellation Changana est utilisee.
Pourquoi ce nom pose problème : La terminologie est complexe car Malinké, Mandinka, Mandingo, Maninka et Manding désignent parfois le même groupe ethnique élargi (environ 15 millions de personnes), parfois des sous-groupes distincts selon les contextes géographiques et académiques. L'ISO 639-3 distingue plusieurs langues : emk (Eastern Maninkakan), mnk (Mandinka), mlq (Western Maninkakan), mku (Konyanka Maninka), msc (Sankaran Maninka), mwk (Kita Maninkakan), sous le macrocode man (Mandingo).
Pourquoi ce nom pose problème : La terminologie est complexe car Malinké, Mandinka, Mandingo, Maninka et Manding désignent parfois le même groupe ethnique élargi (environ 15 millions de personnes), parfois des sous-groupes distincts selon les contextes géographiques et académiques. L'ISO 639-3 distingue plusieurs langues : emk (Eastern Maninkakan), mnk (Mandinka), mlq (Western Maninkakan), mku (Konyanka Maninka), msc (Sankaran Maninka), mwk (Kita Maninkakan), sous le macrocode man (Mandingo).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam, utilise dans les sources coloniales, recouvre plusieurs peuples distincts des montagnes Mandara (Mafa, Mofu, Mada) et ne doit pas etre employe comme synonyme exclusif de Mafa.
Pourquoi ce nom pose problème : La nomenclature est complexe : le même groupe est désigné Taa, ǃXóõ, ǃXoon, et chacun de ces termes recouvre des réalités légèrement différentes selon les dialectes et les regions. Les locuteurs eux-mêmes utilisent ǃXoon ou ʼNǀohan selon leur dialecte. Le terme ǃXóõ a été popularisé dans la littérature linguistique internationale mais n'est pas employé par tous les locuteurs. Le terme Masarwa est considéré péjoratif par les communautés San.
Pourquoi ce nom pose problème : La notion d'ethnie Bété est en partie une construction coloniale française, qui a regroupé sous une même étiquette administrative quelque 93 sous-groupes distincts, sans unité politique précoloniale. Après la conquête, des jeunes qui fuient le travail forcé partent travailler vers la Basse-Côte ; les rapports coloniaux de l'époque parlent de « jeunes Bété au tempérament turbulent et instable » qui ne se fixeraient dans aucun emploi, et Dozon y voit les rudiments d'un stéréotype qui s'est attaché au nom. Le nom ne doit pas être confondu avec Mbété (ou Mbede), un peuple bantou du Gabon et du Congo dont la langue relève d'une autre famille : les Bété de Côte d'Ivoire parlent des langues krou.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Mano sont souvent confondus avec les Dan/Gio, leurs voisins tres proches linguistiquement et culturellement. Les deux peuples partagent le comte de Nimba (Liberia) et sont parfois regroupes sous l'appellation Mano-Dan ou Yacouba. Voir aussi les fiches Gio et Dan.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Makololo est incorrect car il designe le peuple conquis et non les Lozi eux-memes. Barotse peut etre percu comme un terme impose par les puissances coloniales europeennes.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination macro groupe austronésien est une catégorie analytique scientifique (linguistique et génétique) qui masque la grande diversité culturelle et identitaire des 18 à 20 groupes ethniques malgaches distincts. Aucun de ces groupes ne se nomme lui-même austronésien.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Lungu regroupe deux groupes distincts qui n'ont jamais collabore dans un effort commun et ont des histoires, des systemes de descendance et des affiliations culturelles differents. Les Mambwe-Lungu (branche nord) sont patrilineaires et proches des Mambwe, tandis que les Malaila-Lungu sont matrilineaires et proches des Bemba.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi et Birifor sont deux peuples distincts mais culturellement et linguistiquement très proches, souvent regroupés dans la littérature ethnographique. Les Birifor ont deux dialectes (Nord et Sud) aux codes ISO distincts. Les deux groupes occupent la même région géographique et partagent des croyances, des coutumes et un mode de vie similaires, ce qui conduit parfois à les assimiler.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Malgaches sert aussi au droit colonial français, qui parle de « sujets malgaches ». En mai 1929, une conférence prévue à Tananarive est interdite aux « sujets malgaches » ; elle se change en un défilé de milliers de personnes contre l'indigénat, selon Manassé Esoavelomandroso.
Pourquoi ce nom pose problème : La graphie Male peut preter a confusion avec le mot commun francais ou anglais designant le sexe masculin. La forme Maale est preferee dans la litterature anthropologique internationale (notamment dans les travaux de Donald Donham).
Pourquoi ce nom pose problème : La terminologie est complexe car Malinké, Mandinka, Mandingo, Maninka et Manding désignent parfois le même groupe ethnique élargi (environ 15 millions de personnes), parfois des sous-groupes distincts selon les contextes géographiques et académiques. L'ISO 639-3 distingue plusieurs langues : emk (Eastern Maninkakan), mnk (Mandinka), mlq (Western Maninkakan), mku (Konyanka Maninka), msc (Sankaran Maninka), mwk (Kita Maninkakan), sous le macrocode man (Mandingo).
Pourquoi ce nom pose problème : La graphie Male peut preter a confusion avec le mot commun francais ou anglais designant le sexe masculin. La forme Maale est preferee dans la litterature anthropologique internationale (notamment dans les travaux de Donald Donham).
Pourquoi ce nom pose problème : La graphie Male peut preter a confusion avec le mot commun francais ou anglais designant le sexe masculin. La forme Maale est preferee dans la litterature anthropologique internationale (notamment dans les travaux de Donald Donham).
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des variantes orthographiques (Mbukushu, Hambukushu, Hakokuhu) cree des confusions dans les sources coloniales et contemporaines. Le terme Mbukushu est impose par les Tswana et non choisi par le peuple lui-meme.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Lungu regroupe deux groupes distincts qui n'ont jamais collabore dans un effort commun et ont des histoires, des systemes de descendance et des affiliations culturelles differents. Les Mambwe-Lungu (branche nord) sont patrilineaires et proches des Mambwe, tandis que les Malaila-Lungu sont matrilineaires et proches des Bemba.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des variantes orthographiques (Mbukushu, Hambukushu, Hakokuhu) cree des confusions dans les sources coloniales et contemporaines. Le terme Mbukushu est impose par les Tswana et non choisi par le peuple lui-meme.