L'Okavango près de Rundu, Namibie — Peter Stenglein, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5
Saviez-vous que
Le nom vaKavango est lié au fleuve Okavango.
Dans cette région, l’Okavango marque la frontière entre la Namibie et l’Angola. Le nom vaKavango est rattaché à ce fleuve. La région administrative namibienne de Kavango, divisée en Kavango Est et Kavango Ouest en 2013, reprend également ce nom.
Le même nom sert ainsi à parler du fleuve, des populations riveraines et de régions administratives. Le contexte permet de savoir lequel de ces sens est employé.
PeuplevaKavango
PaysNamibie
PaysAngola
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Un debat historiographique important entoure l'assimilation des Obamba et Mbete au groupe Kota. Marie-Claude Dupre (1980) s'y est opposee, et l'historien gabonais Guy Claver Loubamono-Bessacque (2017) a confirme que les Obamba sont des Mbete et non des Kota : ils parlent le mbede et non le kota, et leurs migrations viennent de l'est (moyenne Sangha) tandis que les Kota viennent du nord.
Pourquoi ce nom pose problème : Un debat historiographique important entoure l'assimilation des Obamba et Mbete au groupe Kota. Marie-Claude Dupre (1980) s'y est opposee, et l'historien gabonais Guy Claver Loubamono-Bessacque (2017) a confirme que les Obamba sont des Mbete et non des Kota : ils parlent le mbede et non le kota, et leurs migrations viennent de l'est (moyenne Sangha) tandis que les Kota viennent du nord.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Mbenga, écrit ba.mbenga, est celui que les villageois ngando et ngbaka de la République centrafricaine donnent aux Aka, selon Serge Bahuchet et Henri Guillaume en 1982, cités par Robillard et Bahuchet. Les Aka appellent de leur côté bilo l'ensemble des villageois. Nous n'avons pas lu l'article de 1982. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Le peuple existait déjà avant elle.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mbochi désigne en réalité une constellation de dix groupes ethniques apparentés (Likouaka, Mbochi proprement dit, Likouba, Kouyou, Makoua, Bonga, Boubangui, Moye, Ngaré, Mboko) dont les histoires migratoires et les dialectes diffèrent. La prééminence politique des Mbochi sous Denis Sassou Nguesso a créé une association entre ce terme et un groupe de pouvoir au Congo-Brazzaville, rendant l'identité mbochi politiquement sensible.
Pourquoi ce nom pose problème : Fellata peut être employé comme une insulte dans certains contextes au Soudan et au Tchad. Il est alors associé à l'idée que les migrants ne seraient pas les bienvenus. Ces noms donnés par d'autres personnes diffèrent de Fulɓe, le nom que les personnes concernées emploient pour se nommer. Fulani est parfois utilisé pour parler uniquement des pasteurs nomades, alors que ce nom désigne aussi d'autres personnes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mbochi désigne en réalité une constellation de dix groupes ethniques apparentés (Likouaka, Mbochi proprement dit, Likouba, Kouyou, Makoua, Bonga, Boubangui, Moye, Ngaré, Mboko) dont les histoires migratoires et les dialectes diffèrent. La prééminence politique des Mbochi sous Denis Sassou Nguesso a créé une association entre ce terme et un groupe de pouvoir au Congo-Brazzaville, rendant l'identité mbochi politiquement sensible.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Lambya est parfois confondu avec un groupe distinct de meme nom du nord de la Zambie/Malawi. Les sources coloniales et modernes utilisent indifferemment Nkoya, Mbwela ou Mashasha selon les sous-groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Ambundu (Mbundu du nord, parlant le kimbundu) et Ovimbundu (Mbundu du sud, parlant l'umbundu) est frequente dans les sources non specialisees. Ces deux peuples sont culturellement et linguistiquement distincts malgre leur nom similaire.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Ambundu (Mbundu du nord, parlant le kimbundu) et Ovimbundu (Mbundu du sud, parlant l'umbundu) est frequente dans les sources non specialisees. Ces deux peuples sont culturellement et linguistiquement distincts malgre leur nom similaire.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion avec les Mbugu des monts Usambara est possible en raison de la similarite des noms, mais les deux peuples et leurs langues sont distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Lambya est parfois confondu avec un groupe distinct de meme nom du nord de la Zambie/Malawi. Les sources coloniales et modernes utilisent indifferemment Nkoya, Mbwela ou Mashasha selon les sous-groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : En 2015, lors de l'intronisation d'un roi, la communauté a demandé l'usage officiel de Bétibé plutôt qu'Ehotilé, nom imposé par l'administration.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Tigre et Tigrinya (ou Tigréens/Tigray) est fréquente dans la littérature occidentale et même dans certains contextes politiques. Ce sont deux peuples, deux langues et deux contextes géographiques distincts : les Tigre sont des lowlanders majoritairement musulmans des plaines occidentales et côtières de l'Érythrée, tandis que les Tigrinya-speaking Biher-Tigrinya occupent les hauts plateaux centraux et sont majoritairement chrétiens.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : Le gouvernement ethiopien regroupe les Mursi avec les Me'en et les Kwegu sous le nom collectif Surma, ce qui efface les distinctions identitaires propres a chaque groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le gouvernement ethiopien regroupe les Mursi avec les Me'en et les Kwegu sous le nom collectif Surma, ce qui efface les distinctions identitaires propres a chaque groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Certains membres de la communauté considèrent désormais Gimira, le nom donné par les Amhara, comme méprisant. Il reste présent dans les anciennes recherches sur le peuple et sa langue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Meru peut etre confondu avec les Wameru de Tanzanie (groupe sans lien genetique ou linguistique direct). La denomination collective Meru recouvre neuf sous-groupes (dont Tharaka) qui ont parfois des identites distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.