Wè, Guéré, Wobé et Krahn sont liés à une même histoire de noms.
Wè est le nom employé par les personnes concernées. Les sources citées l’interprètent comme « les hommes qui pardonnent facilement ». Guéré aurait été introduit par un administrateur colonial français. L’administration a ensuite distingué Guéré au sud et Wobé au nord, sans que cette séparation corresponde aux limites culturelles et linguistiques décrites dans ces sources.
Au Liberia, les voisins kru emploient Krahn. Ces noms montrent comment des populations proches ont été désignées différemment de part et d’autre de la frontière coloniale. Les catégories administratives ont ensuite influencé la façon de les présenter.
PeupleGuéré
PeupleWè
PaysCôte d'Ivoire
PaysLiberia
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Lambya est parfois confondu avec un groupe distinct de meme nom du nord de la Zambie/Malawi. Les sources coloniales et modernes utilisent indifferemment Nkoya, Mbwela ou Mashasha selon les sous-groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Lango peut preter a confusion avec d'autres peuples portant un nom similaire (notamment les Lango du Soudan du Sud, groupe distinct). Par ailleurs, la question de l'appartenance ethnolinguistique des Langi a longtemps ete debattue : certains chercheurs les classaient parmi les Nilotiques de l'Ouest (groupe Luo) alors que des etudes plus recentes, corroborees par l'evenement de reunion Ateker de novembre 2024, les rattachent aux Nilo-Hamites Ateker.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Lango peut preter a confusion avec d'autres peuples portant un nom similaire (notamment les Lango du Soudan du Sud, groupe distinct). Par ailleurs, la question de l'appartenance ethnolinguistique des Langi a longtemps ete debattue : certains chercheurs les classaient parmi les Nilotiques de l'Ouest (groupe Luo) alors que des etudes plus recentes, corroborees par l'evenement de reunion Ateker de novembre 2024, les rattachent aux Nilo-Hamites Ateker.
Pourquoi ce nom pose problème : L'unite de la famille atlantique est debattue : des linguistes comme Dalby (1965) et Merrill (2021) contestent que ces langues forment un groupe genetique coherent. Les langues du groupe meridional (Mel, Gola, Limba) sont parfois exclues de la definition stricte. Le terme macro-groupe reste une convention commode pour designer les peuples partageant des traits linguistiques communs sans necessairement impliquer une unite ethnique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Omotique est une construction linguistique et non une identité partagée par les peuples ainsi classés. L'homogénéité interne de la famille omotique est contestée : certains linguistes (Güldemann) estiment que les langues Mao et Aroid (Sud-Omotique) n'appartiennent pas à l'afro-asiatique et constituent des familles distinctes influencées par les contacts. L'inclusion de groupes comme les Me'en (Surmique, Nilo-Saharien) dans des listes omotiques est une erreur de classification fréquente.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Larteh peut designer a la fois la ville, la langue et le peuple, entrainant des confusions dans la litterature. Kyerepong designe un ensemble plus large comprenant plusieurs communautes Guan des collines d'Akuapem (Abiriw, Dawu, Awukugua, Adukrom, Apirede, Abonse). Certaines sources distinguent Larteh et Kyerepong comme deux groupes distincts au sein de l'Akuapem State.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.