Mitako, monnaie-bracelet en laiton ou en cuivre attribuée aux Teke du Congo, Museo Casa de la Moneda, Madrid — Ángel M. Felicísimo, Wikimedia Commons, CC BY 2.0
Saviez-vous que
Le nom Teke est rapproché d’un verbe qui signifie « vendre ».
Cette explication rattache le nom aux activités commerciales du peuple. Les formes BaTeke et MuTeke désignent respectivement plusieurs personnes et une seule. Leur sens est présenté comme « ceux du commerce ».
Comme pour le nom Dioula, l’explication proposée fait un lien entre un nom de peuple et le commerce. La ressemblance entre ces récits ne signifie pas que les deux noms ont une origine commune.
PeupleTeke
PaysCongo
PaysGabon
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Makololo est incorrect car il designe le peuple conquis et non les Lozi eux-memes. Barotse peut etre percu comme un terme impose par les puissances coloniales europeennes.
Pourquoi ce nom pose problème : Kalenjin rassemble plus de 25 groupes distincts. Leurs parlers sont parfois assez différents pour que leurs locuteurs se comprennent difficilement. Avant les années 1950, chacun se présentait surtout par son propre nom, par exemple Nandi ou Kipsigis. Kalenjin était alors peu employé.
Pourquoi ce nom pose problème : Ce regroupement macro est une construction académique et ne correspond à aucune identité collective revendiquée par les peuples concernés. Les Kanuri et les Toubou, par exemple, ont des histoires, des territoires et des cultures très distincts. La désignation Nilo-Saharien elle-même reste débattue parmi les linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Sukuma et Nyamwezi est l'objet de debats academiques : linguistiquement tres proches, certains auteurs les regroupent, mais les locuteurs eux-memes insistent sur leur distinction. Certains Sukuma se disent Nyamwezi quand ils parlent a des etrangers.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation macro-groupe Kx'a est avant tout une categorie linguistique et non un groupe ethnique unifie. Les peuples qui parlent des langues Kx'a n'ont pas de conscience collective commune ni d'organisation politique partagee. La notion de groupe Khoisan, jadis utilisee, est scientifiquement invalide car les trois familles linguistiques concernees (Kx'a, Tuu, Khoe-Kwadi) ne sont pas genealogiquement liees.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sandawe ne presente pas de probleme particulier d'utilisation contemporaine. Il est accepte par le groupe lui-meme et dans les publications academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Il ne faut pas confondre les Sango en tant que groupe ethnique distinct avec le sango vehiculaire, langue nationale officielle de la Republique centrafricaine qui est parlee par l'ensemble de la population et qui est une langue creole a base ngbandi. Le sango ethnique est la langue maternelle du groupe des rives de l'Oubangui, distincte du sango lingua franca a usage national.
Pourquoi ce nom pose problème : Il ne faut pas confondre les Sango en tant que groupe ethnique distinct avec le sango vehiculaire, langue nationale officielle de la Republique centrafricaine qui est parlee par l'ensemble de la population et qui est une langue creole a base ngbandi. Le sango ethnique est la langue maternelle du groupe des rives de l'Oubangui, distincte du sango lingua franca a usage national.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité forro est complexe et stratifiée : elle désigne à la fois les descendants d'esclaves affranchis et une élite créole luso-africaine qui revendiquait une proximité avec les Portugais. La frontière entre Forros de souche africaine et Mestiços (métis luso-africains) est floue et contestée. Par ailleurs, la langue forro (cri) est aujourd'hui menacée d'extinction au profit du portugais.
Pourquoi ce nom pose problème : La pluralite des denominations (We, Guere, Krahn, Wobe) reflete la fragmentation du groupe entre la Cote d'Ivoire et le Liberia, amplifiee par les frontieres coloniales. Les termes Krahn (Liberia) et Guere (CIV) designent en realite le meme peuple, ce qui cree une confusion durable dans la litterature. Le terme Wobe designe un sous-dialecte parfois traite comme une entite separee.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Soninke peut avoir des connotations negatives dans le Fouta-Djalon et en Senegambie, ou il a ete utilise pour designer des non-musulmans ou des adeptes des religions traditionnelles, bien que les Soninke soient en grande majorite musulmans depuis le 10e siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Soninke peut avoir des connotations negatives dans le Fouta-Djalon et en Senegambie, ou il a ete utilise pour designer des non-musulmans ou des adeptes des religions traditionnelles, bien que les Soninke soient en grande majorite musulmans depuis le 10e siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Soninke peut avoir des connotations negatives dans le Fouta-Djalon et en Senegambie, ou il a ete utilise pour designer des non-musulmans ou des adeptes des religions traditionnelles, bien que les Soninke soient en grande majorite musulmans depuis le 10e siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Soninke peut avoir des connotations negatives dans le Fouta-Djalon et en Senegambie, ou il a ete utilise pour designer des non-musulmans ou des adeptes des religions traditionnelles, bien que les Soninke soient en grande majorite musulmans depuis le 10e siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sérère recouvre une réalité linguistique et culturelle complexe : les différents sous-groupes serer parlent soit le sérère proprement dit (serer-sine), soit des langues cangin apparentées (Noon, Ndut, Saafi, Palor, Laalaa) qui ont une faible intelligibilité mutuelle avec le sérère-sine. La classification Niger-Congo est débattue, certains chercheurs plaçant les langues sérère-cangin dans un rameau autonome atlantique.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre le nom du peuple Duala et la ville de Douala est courante. Le terme Sawa englobe des groupes distincts qui ne sont pas tous Duala stricto sensu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bantou a ete detourne a l'epoque coloniale pour creer des hierarchies raciales, utilise pour justifier des politiques segregationnistes. Aujourd'hui, bantou est strictement linguistique, pas racial.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Chleuh a parfois ete utilise comme insulte en France pendant la Seconde Guerre mondiale pour designer les soldats allemands, en raison d'une confusion phonetique. Au Maroc, il est employe de maniere courante et non pejorative.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Shinasha peut preter a confusion car elle est utilisee de maniere interchangeable avec Boro et Bworo, qui sont les termes preferes par le groupe lui-meme. Dans la litterature scientifique, Boro est souvent utilise comme nom de la langue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Batswana designe aussi tous les citoyens du Botswana, independamment de leur ethnicite. Il convient de distinguer les Tswana ethniques des citoyens botswanais au sens civique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Batswana designe aussi tous les citoyens du Botswana, independamment de leur ethnicite. Il convient de distinguer les Tswana ethniques des citoyens botswanais au sens civique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Sefwi est en 1904 celui que les Anglais donnent à ce peuple, d'après la forme Sefhwi qu'emploient les Asante, selon Maurice Delafosse.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sena recouvre à la fois un groupe ethnolinguistique bantou spécifique de la vallée du Zambèze et une catégorie plus large comprenant des sous-groupes régionaux (Rue/Barwe, Podzo, Sena du Malawi) qui peuvent être considérés comme des entités linguistiques distinctes. Le Sena du Malawi est parfois classé comme une langue distincte par les linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Confusion frequente entre les Nsenga et les Senga, ces derniers etant en realite une partie du groupe Tumbuka. Certains dialectes Nsenga en Zambie sont en realite des dialectes de Tumbuka appeles localement Nsenga.
Pourquoi ce nom pose problème : Kalenjin rassemble plus de 25 groupes distincts. Leurs parlers sont parfois assez différents pour que leurs locuteurs se comprennent difficilement. Avant les années 1950, chacun se présentait surtout par son propre nom, par exemple Nandi ou Kipsigis. Kalenjin était alors peu employé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Sénoufo apparaît d'abord dans des publications françaises de la fin du XIXe siècle, chez Tautain en 1887 puis chez Binger en 1892, et s'impose ensuite dans la littérature savante et sur le marché de l'art. La recherche récente réexamine cette désignation et la manière dont elle a été construite. Les intéressés se nomment Syénambélé, et se désignent le plus souvent par leur sous-groupe : Cebaara, Supyire, Djimini.