Cases peintes de la SWOPA, Sirigu, village nankana, Ghana — Sucram Yef, Flickr, CC BY 2.0
Saviez-vous que
Trois récits expliquent des noms de peuples par une réponse mal comprise.
Un récit rapproche Frafra, employé sous l’administration britannique pour les Nankana du Ghana, de la salutation en gurune Ya fara fara ?, « comment va ton travail, ta peine ? ». Une formule de politesse aurait ainsi été prise pour un nom de peuple.
Un autre récit rapproche Busanga, nom donné aux Bissa, de bisag gua, « homme bissa », une réponse à des Européens qui demandaient qui ils étaient. Les Ma'di du Nil rapportent une histoire semblable avec madi, « une personne ». Les fiches présentent ces explications comme des récits transmis, dont les détails restent à vérifier.
PeupleNankana (Frafra)
PeupleBissa
PeupleMa'di
PaysGhana
PaysBurkina Faso
PaysOuganda
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Swazi est une adaptation européenne du nom. Dans leur langue, les personnes concernées emploient Emaswati ou siSwati. La présence des deux formes Swazi et Swati crée parfois une confusion dans les sources anglaises et françaises.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Sénoufo apparaît d'abord dans des publications françaises de la fin du XIXe siècle, chez Tautain en 1887 puis chez Binger en 1892, et s'impose ensuite dans la littérature savante et sur le marché de l'art. La recherche récente réexamine cette désignation et la manière dont elle a été construite. Les intéressés se nomment Syénambélé, et se désignent le plus souvent par leur sous-groupe : Cebaara, Supyire, Djimini.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Khoisan est un terme parapluie desormais rejete car il regroupe des familles linguistiques non apparentees (Tuu, Kx'a, Khoe-Kwadi). Chaque branche et chaque peuple possede son propre endonymen et son histoire distincte.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Khoisan est un terme parapluie desormais rejete car il regroupe des familles linguistiques non apparentees (Tuu, Kx'a, Khoe-Kwadi). Chaque branche et chaque peuple possede son propre endonymen et son histoire distincte.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité tabwa est en partie une construction coloniale : les populations qui s'identifient aujourd'hui comme Tabwa étaient à l'origine une série de villages distincts aux histoires différentes. L'administration coloniale belge a unifié ces groupes sous un même nom. La frontière ethnique avec les Lungu voisins est fluide, et certaines sources confondent les deux groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matabele peut etre percu comme depreciatif par les Ndebele contemporains, qui preferent leur autodesignation AmaNdebele. La region appelee Matabeleland par les Europeens est designee Mthwakazi dans la tradition ndebele.
Pourquoi ce nom pose problème : Ce petit groupe est tres peu documente dans la litterature ethnographique. Les rares sources disponibles se limitent a des donnees linguistiques (Ethnologue, Glottolog). Les frontières culturelles et politiques avec les peuples voisins du comte de Sinoe (Sapo, Kru, Klao) sont difficilement delimitables.
Pourquoi ce nom pose problème : Ce petit groupe est tres peu documente dans la litterature ethnographique. Les rares sources disponibles se limitent a des donnees linguistiques (Ethnologue, Glottolog). Les frontières culturelles et politiques avec les peuples voisins du comte de Sinoe (Sapo, Kru, Klao) sont difficilement delimitables.
Pourquoi ce nom pose problème : Ce petit groupe est tres peu documente dans la litterature ethnographique. Les rares sources disponibles se limitent a des donnees linguistiques (Ethnologue, Glottolog). Les frontières culturelles et politiques avec les peuples voisins du comte de Sinoe (Sapo, Kru, Klao) sont difficilement delimitables.
Pourquoi ce nom pose problème : Ce petit groupe est tres peu documente dans la litterature ethnographique. Les rares sources disponibles se limitent a des donnees linguistiques (Ethnologue, Glottolog). Les frontières culturelles et politiques avec les peuples voisins du comte de Sinoe (Sapo, Kru, Klao) sont difficilement delimitables.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra est parfois utilise de facon imprecise pour designer l'ensemble des peuples de la region de Bolgatanga (Upper East Region), alors que les Talensi constituent un groupe distinct avec leur propre tradition orale et organisation ritualo-politique. Cette confusion peut effacer la specificite des Talensi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra est parfois utilise de facon imprecise pour designer l'ensemble des peuples de la region de Bolgatanga (Upper East Region), alors que les Talensi constituent un groupe distinct avec leur propre tradition orale et organisation ritualo-politique. Cette confusion peut effacer la specificite des Talensi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra est parfois utilise de facon imprecise pour designer l'ensemble des peuples de la region de Bolgatanga (Upper East Region), alors que les Talensi constituent un groupe distinct avec leur propre tradition orale et organisation ritualo-politique. Cette confusion peut effacer la specificite des Talensi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme générique Indiens est imprécis car il regroupe des communautés aux origines très différentes : Tamouls du Tamil Nadu, Gujaratis du Kutch, et autres sous-groupes régionaux indiens ayant des langues et pratiques religieuses distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Somba est aujourd'hui considere offensant car impose de l'exterieur et porteur de connotations depreciatives. Le nom correct est Batammariba pour les populations du Benin (Pays Betammaribe) et Tamberma pour celles du Togo (Pays Tamberma).
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité tabwa est en partie une construction coloniale : les populations qui s'identifient aujourd'hui comme Tabwa étaient à l'origine une série de villages distincts aux histoires différentes. L'administration coloniale belge a unifié ces groupes sous un même nom. La frontière ethnique avec les Lungu voisins est fluide, et certaines sources confondent les deux groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : L'utilisation du terme Barabaig pour designer l'ensemble du peuple est inexacte et reductrice, car les Datooga comprennent au moins dix sous-groupes. Le terme Mang'ati est offensant et ne doit pas etre utilise.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kanembou ont donné le nom Toubou à l'ensemble du groupe. Ses deux principales composantes se nomment elles-mêmes Teda et Daza. L'usage de Gorane pour les Daza ajoute une possibilité de confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kanembou ont donné le nom Toubou à l'ensemble du groupe. Ses deux principales composantes se nomment elles-mêmes Teda et Daza. L'usage de Gorane pour les Daza ajoute une possibilité de confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Teke du Nord (Teke-Tege) ne doivent pas être confondus avec les Teke génériques (voir la fiche Teke) qui désignent le groupe dans son ensemble. Les Teke du Nord sont un sous-groupe géographique et linguistique distinct, principalement localisé au nord de la République du Congo et dans le sud du Gabon, avec une langue (teke-tege, ISO teg) différente des autres variantes teke (laali, tsaayi, tyee, kukuya, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : Teke et Bateke sont des noms d'origine kikongo, donnés de l'extérieur puis repris par l'administration coloniale. Les personnes concernées se nomment plutôt Tio, Tyo ou Teo. Bateke réunit plusieurs groupes aux manières de parler et aux histoires différentes : les Teke de l'Est ou Tio, ceux du Nord au Gabon et ceux de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Toucouleur sedentaires et Peul (Fulani) nomades est une construction coloniale française qui ne reflete pas la realite ethnique. Les Haalpulaar constituent en realite deux groupes distincts (Tukuloor et Fulbe) qui ont tente de forger une identite commune uniquement linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Il existe deux langues distinctes portant le nom Tembo dans la nomenclature Ethnologue : Tembo (tbt) parlé dans les provinces du Kivu (DRC, Zone J — Grand Lacs) et Tembo (tmv) de la rivière Mongala (Zone C, nord de la DRC, distinct du groupe kivu). Cette fiche concerne les Batembo du Kivu (tbt), peuple bantou des provinces de Sud-Kivu et Nord-Kivu, à l'est de la RDC.
Pourquoi ce nom pose problème : Kalenjin rassemble plus de 25 groupes distincts. Leurs parlers sont parfois assez différents pour que leurs locuteurs se comprennent difficilement. Avant les années 1950, chacun se présentait surtout par son propre nom, par exemple Nandi ou Kipsigis. Kalenjin était alors peu employé.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Bakedi est considere insultante. Par ailleurs, les Iteso du nord de l'Ouganda (Soroti) et ceux du sud (Bukedi) sont parfois distingues, de meme que les Iteso d'Ouganda et ceux du Kenya, separement par la frontiere coloniale de 1902.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Thonga est appliqué à ces clans par les envahisseurs zulu ou ngoni qui en soumettent la plupart entre 1815 et 1830. Dans leur bouche, il devient un surnom qui vaut presque « esclave », et les intéressés ne l'aiment pas, selon Henri-Alexandre Junod.
Pourquoi ce nom pose problème : À Maurice, le terme créole identifie spécifiquement les descendants d'esclaves africains chrétiens, par opposition aux Indo-Mauriciens (hindous et musulmans) et aux Sino-Mauriciens. La Constitution mauricienne classe la population en quatre communautés (hindoue, musulmane, sino-mauricienne, population générale), les Créoles faisant partie de la population générale avec les Franco-Mauriciens. Cette classification reste source de tensions politiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kanembou ont donné le nom Toubou à l'ensemble du groupe. Ses deux principales composantes se nomment elles-mêmes Teda et Daza. L'usage de Gorane pour les Daza ajoute une possibilité de confusion.