Enclos à bétail (boma) datooga, Tanzanie, 2022 — Erasmus Kamugisha, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Les Datooga sont aussi appelés Mang’ati, un nom interprété comme « les ennemis ».
Les Maasai et plusieurs peuples voisins de langue bantoue emploient Mang’ati pour désigner les Datooga. Le sens rapporté pour ce nom évoque les relations entre ces peuples.
Barabaig, un autre nom courant, désigne le plus grand de leurs sous-groupes. Les Datooga en comptent au moins dix. Employer le nom d’un seul sous-groupe pour l’ensemble peut donc créer une confusion.
PeupleDatooga
PaysTanzanie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Kalenjin rassemble plus de 25 groupes distincts. Leurs parlers sont parfois assez différents pour que leurs locuteurs se comprennent difficilement. Avant les années 1950, chacun se présentait surtout par son propre nom, par exemple Nandi ou Kipsigis. Kalenjin était alors peu employé.
Pourquoi ce nom pose problème : En 2015, lors de l'intronisation d'un roi, la communauté a demandé l'usage officiel de Bétibé plutôt qu'Ehotilé, nom imposé par l'administration.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Arbore ne recouvre pas l'ensemble du peuple : les habitants de deux des quatre villages (Eegude et Murale) se désignent comme Marle et non comme Arbore. Cette dualité reflète une fragmentation identitaire interne.
Pourquoi ce nom pose problème : Habesha a plusieurs sens selon le contexte. Dans son sens traditionnel le plus restreint, il désigne les peuples chrétiens orthodoxes des hauts plateaux qui parlent des langues sémitiques : Amhara, Tigrayens et Tigrinya d'Érythrée. Dans un sens plus large, il peut inclure les Gurage, les Argobba et les Harari. Les musulmans des hauts plateaux, notamment les Jeberti, ont historiquement refusé ce nom. Des Éthiopiens et des Érythréens vivant à l'étranger l'emploient pour affirmer une identité commune au-delà des frontières nationales. Certains membres de groupes dominés ne se reconnaissent toutefois pas dans cet usage.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Bakedi est considere insultante. Par ailleurs, les Iteso du nord de l'Ouganda (Soroti) et ceux du sud (Bukedi) sont parfois distingues, de meme que les Iteso d'Ouganda et ceux du Kenya, separement par la frontiere coloniale de 1902.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Kukuruku, encore utilisé parfois en référence aux Kukuruku Hills, est rejeté par la communauté comme héritage colonial dévalorisant.
Pourquoi ce nom pose problème : Aucun terme à proprement parler problématique, mais le rattachement à la Guinée Équatoriale (peuple Fang majoritaire) est source de tensions politiques vives. Les Annobonais considèrent avoir peu en commun culturellement avec le reste du pays.
Pourquoi ce nom pose problème : Fellata peut être employé comme une insulte dans certains contextes au Soudan et au Tchad. Il est alors associé à l'idée que les migrants ne seraient pas les bienvenus. Ces noms donnés par d'autres personnes diffèrent de Fulɓe, le nom que les personnes concernées emploient pour se nommer. Fulani est parfois utilisé pour parler uniquement des pasteurs nomades, alors que ce nom désigne aussi d'autres personnes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Pahouin est parfois considere comme pejoratif car associe aux stereotypes coloniaux de cannibalisme, accusations fondees sur la decouverte de boites reliquaires contenant des os ancestraux.
Pourquoi ce nom pose problème : Fellata peut être employé comme une insulte dans certains contextes au Soudan et au Tchad. Il est alors associé à l'idée que les migrants ne seraient pas les bienvenus. Ces noms donnés par d'autres personnes diffèrent de Fulɓe, le nom que les personnes concernées emploient pour se nommer. Fulani est parfois utilisé pour parler uniquement des pasteurs nomades, alors que ce nom désigne aussi d'autres personnes.
Pourquoi ce nom pose problème : Fellata est considéré comme méprisant, car il est associé à l'image de migrants nomades étrangers et indésirables. Peul et Fula sont des noms donnés de l'extérieur ; les personnes concernées se nomment Fulbe. Massina ou Macina désigne plus précisément les Fulbe du delta intérieur du Niger.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Serviçais appliqué aux parents des Tongas est problématique car il désignait officiellement des travailleurs sous contrat théoriquement libres, mais en réalité soumis à des conditions proches du travail forcé, avec des contrats automatiquement renouvelés et transmissibles aux enfants. Le terme Tongas lui-même peut porter une connotation de statut social inférieur, héritage de la hiérarchie coloniale des plantations.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kimbulu peut induire en erreur car il désigne à la fois la langue gorowa et la langue iraqw dans certains contextes urbains, brouillant la distinction ethnolinguistique entre les deux groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.